« Pourquoi écrire solea, farruca, alegria, tanguillo ou guajira quand le terme Flamenco serait tellement
plus simple ?
Parce que désigner la richesse de cet art par ce seul petit mot ne saurait évoquer la puissance à l’origine de
ce qu’on appelle souvent aujourd’hui « les dansesa espagnoles ».
La danse flamenca répond au chant. Il est l’origine, la racine, la force vitale qui définit la réponse
chorégraphique :
La farruca pleure l’amour perdu, l’alegria s’envole vers la joie, la solea vit la solitude d’un poème lourd et
désœuvré, le tanguillo appelle la gaîté et l’insouciance, le fandango séduit en 3 temps, légèrement, le
tango séduit franchement, la guajira , la garrotin, la rumba…
Cette ébauche ne représente qu’une infime partie de cette expression forte, douloureuse, joyeuse,
passionnelle, désespérée….
Ne l’enfermons pas dans des clichés.
Dansons. »